Philippine Dolbeau : récit retrospectif d’une entrepreneure engagée

Philippine Dolbeau : récit retrospectif d’une entrepreneure engagée

Souvenez-vous,  il y a quelques semaines, nous accueillions Philippine Dolbeau, notre Ambassadrice pour un #talk2089 inspirant.  Elle revient sur un thème abordé à cette occasion : pourquoi promouvoir l’Entrepreneuriat dès le lycée est captivant ?

Me voici désormais en Terminale. Il y a encore moins de trois semaines, je me trouvais en Chine, à l’autre bout du monde, plongée dans un univers tout aussi incroyable que captivant : celui de l’entrepreneuriat.

Nous étions 400 chefs d’entreprises venant du monde entier, dont 32 français. Une délégation riche et diverse, qui a émis 10 propositions au gouvernement.

Parmi elles, voici celle de New School.

«Rendre obligatoire l’enseignement de l’entrepreneuriat pour tous les élèves dans le cadre de leur scolarité primaire et secondaire»

Il se trouve que j’ai eu la chance de tomber sur le monde de l’entreprise complètement par hasard. Mon établissement scolaire dispensait des cours de création de mini-entreprises, et je me suis vite prise au jeu…

Très rapidement, je me suis rendue compte de la chance que j’avais, de l’opportunité que ces cours créaient. Se prendre au jeu, c’est aussi accepter que ces leçons sont atypiques, ne représentent pas la fameuse «norme» à laquelle nous sommes si souvent (et tristement) habitués.

Atypiques, car cette nouvelle matière n’est pas notée. Pas d’évaluations donc, pas de notes, un simple commentaire de l’enseignant à chaque trimestre sur le bulletin de l’élève, inscrit tout en bas de la page, car, notons-le : les matières présentes sur un bulletin semblent être triées par ordre d’importance. Atypique également par son format, dont je suis tombée amoureuse, détaillé ci-dessous.

Mais tout ceci m’importe peu. Je veux tenter l’aventure, je veux m’investirdans ces cours qui sortent tellement de l’ordinaire.

Selon moi, tout notre système éducatif est à refonder, en commençant par ses piliers. Les élèves ne sont pas faits pour passer huit heures assis sur une chaise en classe, ni pour noter un cours magistral dicté par un enseignant.

Et voilà en quoi j’ai de suite compris que la PFEG (Principes Fondamentaux de l’Economie et de la Gestion) avait cette différence qui me séduisait tant. Enfin, j’allais pouvoir m’investir dans un projet pour lequel j’avais carte blanche, où j’aurai la chance de mêler ainsi théorie à la pratique et faire ce dont j’avais vraiment envie. Un pur rêve pour une fille comme moi.

Ces cours de création d’entreprises m’ont rendue plus mature, plus ouverte au monde et surtout plus apte à prendre des risques, bien que la vie de startuppeuse-lycéenne ne soit pas vue d’un bon oeil par certains de ses acteurs. Mais lorsque tout semble aller contre nous, n’est-il pas vrai que les avions décollent toujours face au vent ?

L’entreprise a besoin de faire ses traces dans l’Ecole. L’éducation ne forme pas des élèves seulement jusqu’au Baccalauréat, mais a bien la volonté et le besoin d’en faire des citoyens riches d’expériences et responsables. Voilà ainsi en quoi la PFEG consiste. La prise d’initiative.

Bloquer des jeunes ayant des projets, des idées, des initiatives, c’et encourager le nivellement pas le bas. C’est supprimer l’envie et le désir d’être différent en innovant. C’est effacer des rêves, les mettre sous silence.

En créant un projet unique, personnel, et construit au sein de l’Ecole, l’élève acquière de nouvelles compétences, toutes aussi importantes, voire même plus, que celles proposées dans les matières traditionnelles. La prise de confiance en soi, l’esprit d’entreprendre, l’initiative, le leadership, et les hauts et bas d’un travail en équipe font la richesse de cet enseignement qui me tient tant à cœur… Quel bonheur d’avoir un projet qui nous porte, qui nous donne envie de nous lever tous les matins !

C’est ainsi que, par le biais de conférences, passages médias ou témoignages, nous essayons de montrer que la création d’entreprise au collège ou au lycée est importante et nécessaire. Aujourd’hui, la PFEG est décrite dans les textes officiels comme étant un «Enseignement d’exploration».

Certes, les élèves partent à la totale découverte d’une matière et d’un environnement inconnu. Et tant mieux, l’intérêt y sera ainsi d’autant plus grand. Loin de moi l’idée de critiquer cette dénomination, ou de la réduire à ce qu’elle ne serait pas, mais je souhaite aujourd’hui mettre en avant le fait que la création d’entreprise au lycée change parfois des vies. Et que, bien qu’elle n’ait que le titre d’enseignement d’exploration aux yeux de l’Ecole, elle est une matière à part entière, à mettre en avant, à valoriser.

«Le succès n’est pas la clé du bonheur. Le bonheur est la clé du succès. Si vous aimez ce que vous faites, vous réussirez» – Albert Schweitzer

Voilà ainsi en quelques lignes, en quoi réside la proposition émise au gouvernement concernant l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge.

Parce que le but d’un entrepreneur est de changer les mentalités et de faire bouger les choses, nous mettons ainsi notre pierre à l’édifice.

En espérant qu’il sera prochainement achevé…

Notre temps est limité. Ne le gâchons pas en menant une existence qui n’est pas la nôtre. Ayez le courage d’écouter votre cœur et votre intuition. Vous découvrirez que tout le reste n’est que secondaire – Steve Jobs.

Philippine DOLBEAU,

Fondatrice de @NewSchool78

Ambassadrice de 2089.

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