Le digital made in London

Le digital made in London

Dès notre arrivée à Londres, nous comprenons que si les anglais ont une heure d’avance sur nous, c’est également le cas pour ce qui est du digital. Direction le métro, où, ici depuis 2014, on peut payer avec son smartphone grâce à la technologie NFC (sans contact), qui représente plus de 25% des trajets effectués.

Crédit Guillaume Bezin Londres subway En effet, outre la Oyster Card rechargeable, nous observons que la plupart des usagers ne perdent pas de temps à sortir, leurs tickets ou de pièces de monnaies, mais plutôt leurs smartphones déjà à portée de main ou leur carte bleue. Un bel exemple qui nous montre que ces petits gestes digitalisés viennent non seulement nous simplifier le quotidien, en apportant un gain de temps considérable, mais entraîneront également un changement des mentalités.

Oyster Card Londres Digital

Cet usage mobile, nous l’avons également constaté au petit supermarché du coin, en passant au bar jusqu’aux grandes enseignes, avec un paiement par Apple Pay et/ou Android Pay. Idem pour ce qui est de la présence des médias sociaux : du t-shirts des vendeurs, stickers sur vitrines, cabas, social walls, filtres Snapchat aux couleurs de l’enseigne à débloquer en exclu, voilà différents dispositifs digitaux qui viennent inciter les clients à prolonger leur expérience tout le long de leur parcours.

Crédit Laurie Soares Londres Social Media Wall

Pour mieux appréhender l’usage des médias sociaux par les marques, quoi de mieux que d’avoir la chance de pouvoir rencontrer celle qui semble être la plus célèbre dans le monde ? Oui, nous parlons bien de la toute puissante Coca-Cola Company.

Crédit Christopher Chabod Coca-Cola Londres

Lors de notre rencontre avec Stanislas Magniant, (Online Communications Director) accompagné de Karim Miloud, (Senior Content Manager), nous avons ainsi échanger autour de la stratégie digitale de Coca-Cola pour l’Europe de l’Ouest. Depuis 2015, la marque de soda a opéré une stratégie de communication unifiée et recentrée sur le produit phare, la bouteille. Etablie avec des règles globales communes, elle s’adapte localement aux différents marchés.
L’exemple le plus probant est celui des spots TV aperçu lors de l’Euro 2016, où le film reste le même quel que soit son pays de diffusion, seule la langue et les codes de langage changent.

L’une des raison de ce changement de stratégie de communication globale répond également à la problématique d’être à l’écoute des attentes de ses clients, en particulier avec les jeunes. Finie l’image d’Epinal du mythique Coca-Cola et ses légendaires publicités, l’idée à présent est de mettre à profit le digital pour enrichir des liens plus émotionnels qui leurs correspondent pour ainsi leur faire redécouvrir la marque. Cela se traduit par une communication qui met au centre des moments de vie partagés autour du produit, en adéquation avec les codes des médias sociaux qui leurs sont familiers.
“ Les médias sociaux constituent un outil qui permet d’amplifier la part de voix d’une des marques les plus puissantes du monde ” – Stanislas Magniant

Crédit Christopher Chabod - Coca-Cola Stanislas Magniant et Karim Miloud 2089 Londres

Même si une transformation est en cours, la digitalisation reste un challenge global. En témoigne la campagne orchestrée par la marque pour l’Euro 2016, où pour assurer une réactivité online optimale pour chaque match de foot, le processus “ Newsroom Workflow  a été mis en place, nécessitant des mois à l’avance une organisation complexe, lourde si ce n’est quasi-militaire entre différentes unités et pays. Il ne faut pas se leurrer, même pour une marque teintée d’hégémonie, il y a encore beaucoup de chemin à faire.

“ Si les big brands ont tendance à se retrancher avec ce qu’elles savent faire de mieux, à savoir la communication traditionnelle avec les spots TV et l’affichage, les médias sociaux sont l’arbre qui cachent la forêt ”.
Karim Miloud

À l’heure où par exemple la livraison express par drone n’est pas loin, Coca-Cola réfléchi t-elle déjà à ces défis de demain ? Réponse prochainement, le temps pour nous de nous préparer aussi à ces challenges dès aujourd’hui, et dans un future plus proche, notre nouvelle étape à Rome.

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Stay tuned…

Rédaction : Laurie Soares
Crédits Photos : Laurie Soares, Guillaume Bezin, Christopher Chabod

One comment on “Le digital made in London”

  1. Koko

    C’est une heure de moins le décalage horaire 😉

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