Trois jours en mode start-up à 2089 !

Trois jours en mode start-up à 2089 !

« Start-up » c’est un peu le mot tendance de ces derniers mois que tout un chacun brandit comme solution miracle pour lutter contre le chômage et une économie moribonde. Mais c’est avant tout un terme incontournable de notre école, proposant le parcours de formation : « start-up et communication » !

Alors, pour être incollable sur ce sujet, nous, étudiants du parcours Startup & Comm’, avons pu bénéficier pendant trois jours de l’expérience et des conseils d’Arnaud Catinot qui était déjà intervenu lors de notre incroyable journée « Serious Game ». Cette fois-ci, point d’avions en papier et de trombones, mais tout autant de plaisir à découvrir l’univers des start-up et leur fonctionnement à travers une idée de projet que chacun de nous devait trouver.

Jour 1 : ce(lui) qu’on retient

La première journée nous a permis de revoir les bases concernant les start-up et de reprendre le projet que nous avions utilisé pour un précédent exercice concernant la culture start-up. Mais aussi de continuer à bien ancrer en nous l’axiome suivant :

Start-up (ou entreprise innovante) = entreprise + vitesse + risque + innovation

Évidemment, lorsqu’on parle de projets et encore plus de projets de start-up, impossible de contourner la case « pitch ». Nous avons donc essayé tour à tour de présenter nos projets de la manière la plus convaincante possible en travaillant beaucoup sur les problèmes et même la « douleur » auxquels ils répondaient.

Dans l’après-midi, nous nous sommes davantage concentrés sur les logiques d’approche et de compréhension des consommateurs (ou utilisateurs). Habituellement, ces méthodes et indicateurs sont intégrés dans une étude de marché. Toutefois, les entreprises innovantes telles que les start-up sont, par essence, des structures dont le marché n’est pas encore établi. Ces entreprises appréhendent donc leur marché, non pas par une étude marché classique, mais par itérations successives comprenant les étapes suivantes :

  1. Observer le comportement des utilisateurs (ou consommateurs)
  2. Adapter son produit ou sa solution en conséquence
  3. Proposer la nouvelle version aux utilisateurs
  4. Recommencer ce cheminement par itérations

Nous avons pu concrétiser cette démarche en mettant en place un guide d’entretien nous permettant de recueillir un « feedback » sur le problème auquel répond notre projet. Nos talents d’acteur ont ensuite été mis à contribution pour se mettre dans la peau du client et réaliser l’entretien !

Jour 2 : Les roadmaps essentielles pour garder le bon cap

Après nous être intéressés de près à la création de notre projet de start-up et son pitch, nous nous sommes attaqués au développement de celle-ci. L’objectif était de faire correspondre notre projet à la réalité dans laquelle est baignée une véritable start-up. Et « en mode réel », la prévision du développement d’une entreprise innovante est fondamentale.

Au programme : la prise en compte des différentes feuilles de route menant la start-up vers le succès ! Des « roadmaps » se dressant autour de quatre axes principaux : l’aspect commercial, le côté technique, l’aspect humain et le versant financier :

1. roadmap commerciale : nombre de clients, offre proposée, marchés adressés, chiffre d’affaires…
2. roadmap technique : capacité de production, éléments internalisés ou sous-traités, investissements, évolution des infrastructures…
3. roadmap humaine : nombre de salariés, postes, organisation de l’entreprise…
4. roadmap financière : prix de revient, résultat, évolution du capital…

Extrait d'une roadmap commerciale de start-up

Extrait d’une roadmap commerciale de start-up

La synthèse de tous ces éléments à travers une roadmap globale nous a ainsi permis de transformer notre projet de départ en un (presque) véritable projet d’entreprise innovante. Et dans le cadre d’une levée de fonds, des roadmaps efficaces sont absolument nécessaires pour convaincre de potentiels investisseurs !

Jour 3 : Des chiffres et des chiffres

Ce troisième et dernier jour a été pour nous l’occasion d’aborder en détail l’aspect financier. Nous avons ainsi pu évaluer les points clés à mentionner et maîtriser dans le business plan d’une entreprise innovante.

Pour cette étape, retour au « bon vieux » tableur avec les différentes métriques fondamentales :

    • établissement des charges fixes
    • simulation des charges variables et de la masse salariale
    • évaluation des investissements à réaliser et de leur amortissement
    • estimation du chiffre d’affaires avec le nombre de commandes espéré

L’objectif était d’avoir une idée de l’évolution économique pendant un laps de temps réduit (6 mois / 1 an / 3 ans) et ainsi d’ajuster nos estimations lorsque les chiffres n’étaient pas cohérents ou que le projet n’était pas viable. Une viabilité qui se vérifiera par le dépassement du « point-mort » : le moment à partir duquel la start-up réalise autant de chiffre d’affaires, qu’elle ne dépense.

En résumé, trois jours très formateurs ! Une immersion en tant que fondateur de start-up, très intéressante, dans un univers qui a maintenant beaucoup moins de secrets pour nous ! Trois jours qui ont pu donner des idées à certain(e)s d’entre nous ! À suivre…

 

Basile Delhautal

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