2089, une école révolutionnaire

2089, une école révolutionnaire

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03/03/2015 | STRATEGIES

Compagnonnage numérique, cursus start-upper/communicant… L’école 2089, qui ouvre à la rentrée prochaine à Besançon promet un Grand Soir pédagogique.

Les groupes de communication étaient présents tous représentés pour le lancement officiel de la nouvelle école 2089: Franck Louvrier (Publicis Consultants, Publicis Events), Nicolas Bordas (TBWA Corporate), Eric Maillard (Ogilvy PR) et Manuel Diaz (Emakina)… Et encore, le 19 février dernier, trois parrains officiels n’avaient pu faire le déplacement dans les locaux d’Ogilvy (près des Champs-Elysées): Olivier Mathiot (Price Minister), Laurent Solly (Facebook) et Olivier Vigneaux (BETC Digital).

2089? Une nouvelle école du web qui ouvrira à Besançon, dans le Doubs, à la rentrée prochaine, cofondée par Stéphane Bonnotte, ex-directeur du développement de la société de production CB TV et Hervé Pizon, conseil en communication et enseignant à l’université Paris-Descartes et ex-IUT Info-Com de Besançon.

L’école crée d’abord à la rentrée un L3 pour le cycle communication digitale (recrutement post bac+2) avec une soixantaine d’étudiants, puis un M1 et un M2 les années suivantes. Profonde mutation culturelle et comportementale.

Laboratoire du marketing digital

«Nous avons besoin de générations entières pour appuyer les marques, RP, ou encore la distribution dans la transformation digitale», note Manuel Diaz, PDG d’Emakina. 2089 revendique – et pas uniquement par son nom – des actes révolutionnaires.

Première preuve: contrairement aux écoles du web déjà existantes, qui se sont lancées à Paris, avant d’essaimer dans les grandes villes de province, 2089 fait le pari inverse en ouvrant un campus d’abord en région. «Si cet établissement fonctionne, nous en implanterons d’autres dans des villes moyennes», explique Stéphane Bonnotte.

Une vision décentralisatrice prisée par les parrains de l’école. «La dimension expérientielle, le fait de briser les lignes, bouger en province ou dans le monde est essentiel, assure Eric Maillard, d’Ogilvy. Moi-même, quand je donne des cours, c’est plutôt dans des facs de philosophie à Bordeaux ou à Lyon».

Même enthousiasme de Nicolas Bordas (TBWA Corporate): «Qu’un laboratoire du marketing digital s’installe à Besançon, c’est pour moi le symbole d’une France moins jacobine.» 

Grand Soir pédagogique

2089 promet aussi un Grand Soir pédagogique: «Les étudiants commencent leur année par un tour de France du digital d’un mois à la rencontre d’entreprises, d’associations, explique Stéphane Bonnotte. Une sorte de compagnonnage numérique.»

Autre innovation de l’école: elle propose une année en binôme start-uper/communicant (sans conditions de diplômes). «Il y a quatre/cinq mois dans l’école et six mois en immersion dans une start-up, cela peut concerner aussi bien un quadra en reconversion qu’un jeune de 18 ans. Il n’y a pas prérequis de niveau d’étude, détaille Stéphane Bonnotte. Le but est de former des communicants pour aider les start-up à vendre leurs idées.»

L’innovation se retrouvera aussi dans la pédagogie inversée: beaucoup de cours seront disponibles en ligne afin que les étudiants puissent se concentrer en classe sur des études de cas, des exercices. Dans la même idée, 50% de la surface de l’école sera consacrée à des espaces collaboratifs. Et la cafétéria sera ouverte 24h/24, en semaine.

Les partenariats agences/école permettront de nombreux échanges d’enseignants et de stagiaires. «Nous travaillerons avec 2089 sur les événements et le digital», promet Franck Louvrier, président de Publicis Events.

L’école est également en discussions avec Arte, car la chaîne franco-allemande, dont le siège est à Strasbourg, serait très intéressée de pouvoir suivre quatre ou cinq étudiants, qui plancheraient sur les nouvelles écritures et la social TV…

Gilles Wybo | Stratégies

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